Filière banane : Les exportations chiffrées à 225 345 tonnes en 2025
Dernière mise à jours il y'a 4 joursL’agro-industrie camerounaise confirme sa résilience sur les marchés internationaux. Selon les données consolidées par l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), le pays a réalisé une performance marquée par une progression de 7 % par rapport aux 210 686 tonnes enregistrées un an plus tôt. Ce dynamisme repose essentiellement sur la montée en puissance de deux acteurs dont les courbes de croissance ont compensé le léger fléchissement du leader historique du secteur.
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Le réveil de la CDC et l'ascension de la CDBM
Le premier moteur de cette accélération est la Cameroon Development Corporation (CDC). L’opérateur étatique affiche une santé retrouvée avec des exportations en hausse de 33,6 %, s'établissant à 42 286 tonnes. Parallèlement, la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), filiale du groupe français Compagnie Fruitière, signe la progression la plus spectaculaire du secteur avec un bond de 69,5 % de ses volumes, atteignant 23 814 tonnes. À l’inverse, les Plantations du Haut Penja (PHP), malgré leur statut de numéro un, marquent un léger repli de 1 % avec 151 713 tonnes exportées.
Une recomposition industrielle sous pavillon français
L'exercice 2025 restera également marqué par une consolidation stratégique du paysage bananier. Boh Plantations Plc, autrefois acteur indépendant significatif, a vu ses volumes chuter de 35,8 % avant de disparaître des registres d'exportation en septembre dernier. Ses actifs ont été absorbés par le tandem PHP-CDBM. Cette opération de rachat renforce l'hégémonie de la Compagnie Fruitière de Marseille, qui contrôle désormais plus de 80 % de l'offre camerounaise. Cette concentration structurelle place l'opérateur français au cœur des flux commerciaux vers l'Union européenne, destination privilégiée de la production nationale.
L'horizon 2030 : le défi du demi-million de tonnes
Classée parmi les dix principaux produits d’exportation non pétroliers, la banane demeure un levier essentiel de la balance commerciale. Pour les autorités, les résultats de 2025 ne sont qu'une étape vers des ambitions plus vastes inscrites dans la Stratégie Nationale de Développement (SND30). L'objectif est d'atteindre une production annuelle de 500 000 tonnes à l'horizon 2030. Pour relever ce défi, le pays devra non seulement maintenir le rythme actuel de croissance, mais aussi investir massivement dans l'extension des surfaces cultivables et l'optimisation des rendements logistiques.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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