Bassin du Congo : La CEMAC au cœur de la gouvernance du Fonds Bleu
Dernière mise à jours il y'a 7 heuresLe Bassin du Congo, sanctuaire écologique capturant annuellement 610 millions de tonnes de carbone, est désormais au centre d'une architecture financière d'exception.
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À Brazzaville, lors du Conseil des Ministres de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et du Fonds Bleu (F2BC), le Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo'o, a réaffirmé le rôle moteur de l'institution communautaire dans la préservation de ce patrimoine mondial. Cette session de haut niveau, élargie aux grands argentiers de la région, constitue le prologue stratégique avant les grandes échéances de mai 2026 à Nairobi. L'enjeu est de taille : transformer la puissance environnementale de la sous-région en un levier de financement concret pour le développement durable.
Pour garantir le succès de la table ronde des bailleurs de fonds, la rigueur technique a été érigée en priorité absolue. Sous l'expertise de la BDEAC, un portefeuille de 254 projets a été passé au crible, aboutissant à une sélection rigoureuse de 53 dossiers jugés matures. Ce portefeuille prioritaire nécessite une enveloppe globale de 4,649 milliards USD. Baltasar Engonga Edjo'o a exhorté les États membres à une harmonisation rapide de leurs fiches projets sous quinzaine, soulignant que la crédibilité de la voix africaine sur la scène internationale dépend de la transparence et de la précision des schémas de financement présentés.
Une avancée majeure a marqué ces travaux : la recommandation d'intégrer formellement la CEMAC et la SADC dans la gouvernance du Fonds Bleu. Ce pivot institutionnel vise à créer une synergie parfaite entre les politiques de protection de la nature et les programmes sectoriels liés à l'énergie, l'agriculture et l'économie bleue. Parallèlement, le Conseil a posé les jalons d'une position commune sur le marché des crédits carbone. L'objectif est de mettre fin à une exploitation dérégulée des ressources et de s'assurer que les services écosystémiques rendus par l'Afrique bénéficient d'une compensation financière juste et équitable, conforme aux ambitions de la Déclaration de Nairobi.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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