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Agriculture : le temps de l'action

Dernière mise à jours il y'a 5 heures

La concrétisation de la politique d'import-substitution exige un changement de rythme dans la mise en valeur du potentiel agropastoral national. La présentation, le 3 juillet 2026 devant l'Assemblée nationale, du Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029 par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, met en lumière une avancée initiale mais mesurée : le démarrage des activités sur 3 000 hectares au sein du corridor Yoko-Lena-Tibati. L'initiative de l'État de constituer une réserve de 200 000 hectares pour stimuler la culture du riz, du maïs et du blé traduit une orientation stratégique juste, que les pouvoirs publics doivent soutenir fermement pour accélérer l'industrialisation du secteur.

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Le passage d'une agriculture familiale, assurant 90 % de l'offre actuelle, à des exploitations moyennes et grandes à haut rendement constitue une réponse adaptée à la pression démographique et aux besoins des agro-industries. En levant le verrou de l'accès au foncier sur l'axe reliant le Centre et l'Adamaoua, l'exécutif a posé le socle indispensable à l'installation des investisseurs. L'action du gouvernement, guidée par le Plan intégré d'import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah), mérite d'être accompagnée par un renforcement des infrastructures d'appui, notamment l'accès à l'énergie, l'irrigation et le désenclavement des voies de transport.

L'adhésion des populations locales demeure la clef de voûte de cette vaste entreprise de modernisation. Les observations formulées dans les localités de Meiganga, Tibati et Yoko rappellent l'importance de maintenir un dialogue permanent avec les communautés riveraines afin de garantir un climat social serein, propice aux affaires. La prise en compte rigoureuse des droits coutumiers et le règlement équitable des indemnisations consolideront la sécurité juridique des titres attribués. En tirant les enseignements des projets antérieurs, l'administration démontre sa capacité à ajuster les procédures pour assurer la viabilité à long terme des périmètres attribués.

Pour transformer une réserve foncière en un véritable levier d'émergence, la puissance publique doit poursuivre son effort d'accompagnement. Il convient de faciliter l'accès des promoteurs privés aux crédits bancaires spécialisés et de rationaliser les délais d'attribution des parcelles. L'intégration des petites exploitations familiales autour des futurs noyaux agro-industriels permettra de créer un écosystème inclusif et performant. Par une méthode méthodique et la poursuite déterminée des aménagements de terrain, l'État réussira à convertir le foncier sécurisé en un pilier solide d'une prospérité autonome, digne et durable.


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Bonne lecture !


EWC, DP

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bernardo carlos ndjomo
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