Afrique subsaharienne : Près de la moitié des pays font face à un risque de surendettement
Dernière mise à jours il y'a 7 heuresL'assainissement progressif des finances publiques en Afrique subsaharienne ne suffit pas à dissiper les menaces de défaut de paiement qui pèsent sur la sous-région.
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L'évaluation macroéconomique de la zone met en lumière un paradoxe comptable car, le déficit primaire régional s’améliore de manière continue, passant d'un plancher de 3,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020 à 0,7 % en 2025, pour viser un équilibre parfait au cours de l'exercice 2026. Une trajectoire positive portée par les efforts de 30 pays sur 47. Toutefois, la réduction des besoins de financement initiaux se trouve totalement neutralisée par le coût du refinancement des engagements passés, maintenant les trésoreries publiques sous une pression extrême.
L'asphyxie budgétaire provient principalement de la hausse géométrique des charges financières nettes, qui consacre l'éviction des priorités sociales. Dans 80 % des économies de la région (soit quatre pays sur cinq), le volume des intérêts versés aux créanciers dépasse désormais les enveloppes budgétaires cumulées allouées aux secteurs de la santé et de l'éducation. Les flux de trésorerie nécessaires au service de la dette absorbent entre 2,9 % et 3,2 % du PIB continental. Par conséquent, le déficit budgétaire global reste élevé, s'établissant à 3,5 % en 2026, avant une projection de resserrement à 3,1 % sur la période 2027-2028, restreignant fortement les marges de manœuvre des gouvernements.
Le basculement vers une instabilité financière durable s'accélère sous l'effet du mur d'amortissement de la dette extérieure. Le ratio du service de la dette publique par rapport aux recettes fiscales passe de 15,4 % en 2024 à 18,2 % en 2025, reflétant une détérioration de la solvabilité des signatures africaines. Les remboursements de principal ont bondi de 37 milliards de dollars à 59,2 milliards de dollars entre 2024 et 2025, sous la poussée des échéances bancaires commerciales et des eurobonds. Les projections indiquent une stabilisation de ces sorties de capitaux à un niveau élevé, entre 47 et 50 milliards de dollars par an entre 2026 et 2028, maintenant 25 pays sur 48 (dont 22 nations à faible revenu) en situation de surendettement avéré ou à risque élevé.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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