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Afrique : Les entreprises familiales sous pression fiscale

Dernière mise à jours il y'a 5 heures

Alors que la hausse des coûts du service de la dette et le tarissement des financements extérieurs obligent les gouvernements africains à maximiser les recettes intérieures, le secteur privé en subit le contre-coup direct.

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Les résultats de la dernière enquête menée par le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) révèlent qu'environ 58 % des entreprises familiales d'Afrique font face à des contraintes fiscales majeures, un niveau bien plus lourd que la moyenne mondiale qui stagne à 35 %.

Cette situation découle d'un durcissement général des administrations fiscales, qui recourent massivement à la numérisation des collectes, à l'élargissement de l'assiette d'imposition et à un contrôle accru des déclarations. Bien que les approches varient selon les capitales, la tendance globale reste contraignante. Au Nigeria, par exemple, la refonte réglementaire simplifie certaines procédures mais introduit la taxation des bénéfices non distribués, ce qui ampute directement les capacités d'autofinancement des structures familiales. Du côté du Kenya et de l'Afrique du Sud, les efforts étatiques se concentrent sur le durcissement du contrôle de conformité, tandis que le Ghana opte pour des allègements ciblés. Ces orientations diverses confirment que la gestion de l'impôt est désormais le pivot des choix stratégiques corporatifs, dans un environnement où deux tiers des dirigeants (66 %) subissent déjà de fortes pressions inflationnistes et logistiques.

Face à ces vents contraires, le modèle des entreprises familiales fait preuve d'une résilience notable. Près de 66 % des entités interrogées affichent une croissance de leur chiffre d'affaires sur le dernier exercice, devançant de neuf points la performance de leurs homologues à l'échelle internationale. Cette robustesse s'explique en grande partie par une forte flexibilité opérationnelle, revendiquée par 52 % des gestionnaires, qui se traduit par des circuits de décision raccourcis et une intégration rapide des technologies.

Pour les deux années à venir, la prudence dicte les agendas : 53 % des dirigeants privilégient la stabilisation de leurs acquis, loin devant les stratégies de déploiement rapide. Par ailleurs, la pérennité de ces structures reste liée à la protection de leur réputation. Si 91 % des chefs d'entreprise considèrent cet actif immatériel comme le garant de leur viabilité à long terme, un tiers d'entre eux l'estime aujourd'hui de plus en plus exposé aux critiques publiques et aux exigences environnementales.


BCN

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bernardo carlos ndjomo
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