Sécurité alimentaire : Trois pays africains affichent un score satisfaisant en 2026
Dernière mise à jours il y'a 7 heuresLa capacité des nations à garantir une nutrition stable face aux chocs exogènes demeure un défi structurel pour le continent. Selon le « Resilient Food Systems Index » (RFSI) 2026, publié le 3 mars par le think tank Economist Impact en collaboration avec Cargill, seuls trois pays africains parviennent à hisser leur système alimentaire à un niveau de résilience jugé acceptable. L'Algérie domine le classement continental (32ème rang mondial), suivie par l'Afrique du Sud et l'Égypte, confirmant la corrélation étroite entre infrastructures logistiques et sécurité des approvisionnements.
Lire aussi : Performance : Dangote Cement affiche un bénéfice net de 732 millions de dollars en 2025
L'étude, qui passe au crible 60 nations à travers 71 indicateurs, repose sur quatre piliers fondamentaux : l'accessibilité financière, la disponibilité physique, la qualité sanitaire et la réactivité face aux aléas climatiques. Avec des scores compris entre 62 et 65 points sur 100, le trio de tête africain se distingue par une meilleure gestion des ressources hydriques et des réseaux de distribution plus robustes. À l'opposé, des économies comme le Nigeria ou la République démocratique du Congo ferment la marche, pénalisées par une forte volatilité de la production et des pertes post-récolte chroniques.
Le rapport souligne une vulnérabilité persistante du continent face au dérèglement climatique et à l'érosion de la biodiversité. Si le Portugal mène le classement mondial grâce à une agriculture diversifiée et une forte orientation exportatrice, l'écart de 42 points avec les systèmes les plus fragiles témoigne d'une fracture profonde dans la résilience alimentaire globale. En Afrique, l'insuffisance des investissements dans les chaînes de froid et les capacités de stockage reste le principal goulet d'étranglement, transformant des récoltes potentiellement abondantes en déperditions sèches pour les producteurs locaux.
Pour les pouvoirs publics, ces données confirment l'urgence de passer d'une logique de subsistance à des systèmes intégrés et technologiques. La résilience ne dépend plus uniquement des volumes produits, mais de l'aptitude des infrastructures à absorber les chocs politiques et naturels. Dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales, l'amélioration des performances logistiques et la préservation du capital naturel apparaissent comme les leviers critiques pour garantir, à long terme, la souveraineté alimentaire des populations.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Articles similaires
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.