Matières premières agricoles : Les cours mondiaux enregistrent une seconde hausse au mois de mars
Dernière mise à jours il y'a 8 heuresUne nouvelle dynamique de fermeté s'empare des cours internationaux des matières premières agricoles. Les données compilées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquent que l'indice de référence a atteint 128,5 points au cours du mois de mars 2026. Ce renchérissement de 2,4 % en un mois confirme le retour d'une pression inflationniste sur les produits de base, hissant l'indicateur à son plus haut niveau depuis la clôture du précédent exercice.
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Les oléagineux et le sucre comme moteurs de l'inflation
La remontée actuelle des indices est principalement alimentée par la volatilité sur les segments des corps gras et des produits sucriers. L’indice des huiles végétales s'est envolé de 5,1 %, une poussée dictée par la vigueur des cours pétroliers qui réoriente la demande vers les biocarburants. De son côté, le sucre a progressé de 7,2 %, conséquence directe des arbitrages industriels au Brésil où la production d’éthanol semble désormais plus attractive que le raffinage alimentaire. Bien que de manière plus contenue, les céréales, les produits laitiers et les viandes s'inscrivent également dans cette tendance haussière globale.
L'onde de choc du conflit au Moyen-Orient
L’instabilité géopolitique dans la région du Golfe fait peser des incertitudes majeures sur les cycles de récoltes à venir. La flambée énergétique induite par les tensions régionales impacte lourdement la structure des coûts, du transport jusqu'aux intrants chimiques. Les experts redoutent que les exploitants agricoles ne soient contraints de réduire drastiquement leurs surfaces cultivées ou l'usage de fertilisants pour préserver des marges déjà fragiles. Une telle contraction de l'investissement technique pourrait altérer les rendements mondiaux et raréfier l'offre d'ici la fin de l'année.
La vulnérabilité spécifique des marchés rizicoles
Le marché du riz, pilier de la consommation dans de nombreuses économies en développement, se trouve dans une zone de risque critique. Des exportateurs stratégiques comme l'Inde, la Thaïlande et le Pakistan sont fortement dépendants des engrais en provenance du Moyen-Orient. Toute entrave prolongée à la navigation dans le détroit d’Hormuz menacerait la capacité productive de ces nations. Pour les États importateurs, la vigilance est de mise face à la menace d'une précarité nutritionnelle accrue, le Programme alimentaire mondial (PAM) alertant sur l'impact social d'un baril de brut qui se maintiendrait durablement au-dessus de 100 dollars.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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