Innovation : Les grandes firmes africaines allouent 2 % de leurs revenus à l'intelligence artificielle
Dernière mise à jours il y'a 46 minutesL'enquête publiée par le cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) le 15 mai 2026, indique que cet effort financier marque un décalage net vis-à-vis des enveloppes affectées par les multinationales d'Europe, d'Asie ou d'Amérique du Nord, dont le taux d'investissement culmine à 5 %.
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L'étude, adossée à un échantillon global de 1 217 dirigeants dont 85 patrons de structures africaines générant au moins 1 milliard de dollars de revenus, révèle que les entreprises locales privilégient la résilience et la stabilisation des opérations existantes après une succession de chocs inflationnistes et de fluctuations monétaires.
L'allocation prudente des ressources n'entrave pas la phase d'expérimentation, bien que le passage à l'échelle globale demeure embryonnaire. Le recensement des pratiques managériales indique que 82 % des entreprises africaines testent des projets pilotes, contre 88 % au sein des pays leaders. L'impact financier immédiat se matérialise déjà dans les comptes d'exploitation : 23 % des directeurs généraux font état d'un accroissement de leurs parts de marché, tandis que 25 % signalent une compression des charges opérationnelles. Les gains de productivité se concentrent pour l'instant dans l'optimisation des fonctions supports (gestion comptable, affaires juridiques, ressources humaines). La marge de progression s'avère toutefois importante, puisque 32 % seulement des managers du continent jugent l'effort budgétaire actuel en adéquation avec les objectifs de croissance à long terme, contre 55 % dans les économies occidentales et asiatiques.
La rentabilité future des investissements technologiques dépend de la capacité des firmes à décloisonner les secteurs d'activité traditionnels. L'Afrique affiche un retard de performance en matière de convergence industrielle, avec une note sectorielle de 5,8 points sur 10, contre 7,1 points pour les pays à forte maturité technologique. L'effacement des frontières industrielles entre la banque, les télécommunications et la distribution représente pourtant le principal levier pour rentabiliser les infrastructures d'intégration financière ou de logistique agricole. Le véritable moteur de la transformation pourrait résider dans l'adhésion du capital humain : une enquête connexe datée de décembre 2025 révèle que 64 % des employés africains utilisent déjà l'IA dans l'exécution de leurs tâches quotidiennes, surpassant la moyenne mondiale fixée à 54 %.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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