Actu Eco » Politiques Publiques

Guinée Equatoriale : Starlink obtient une autorisation temporaire sur les plateformes pétrolières offshore

Dernière mise à jours il y'a 7 heures

Le gouvernement équato-guinéen assouplit la réglementation des télécommunications au profit de l'industrie pétrolière en haute mer. L'autorisation temporaire signée le 28 juillet 2026 par le Ministre des Télécommunications, Honorato Evita Oma, puis transmise au Ministre des Hydrocarbures, Antonio Oburu Ondo, lors de la cérémonie présidée par le vice-président Nguema Obiang Mangue, permet le déploiement des services Starlink.

Lire aussi : Tabac : Vers une hausse de la taxation pour réduire 65 000 fumeurs à l'horizon 2028

 L'accès au réseau de SpaceX reste strictement circonscrit aux installations maritimes situées dans les eaux juridictionnelles nationales, maintenant l'interdiction de toute utilisation sur le territoire terrestre pour les ménages et les services publics. L'initiative fait de l'État le troisième membre de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale à valider l'entrée de la firme américaine, après le Tchad et la République centrafricaine.

L'ouverture technologique répond aux exigences de connectivité des sous-traitants et opérateurs pétroliers face à l'isolement géographique des installations maritimes. La décision bénéficie en priorité aux multinationales des États-Unis assurant l'extraction des gisements. La firme Chevron exploite les permis d'exploration en eaux profondes EG-06 et EG-11 ainsi que l'unité de monétisation d'Aseng, tandis que ConocoPhillips gère l'usine de liquéfaction EG LNG. L'infrastructure de liquéfaction, d'une capacité annuelle de 3,7 millions de tonnes pour un stockage de 270 000 mètres cubes, reçoit l'approvisionnement des champs Alba et Alen localisés à 32 kilomètres du littoral de l'île de Bioko. L'aménagement profite également aux opérations de Vaalco Energy sur le bloc P, tout comme aux forages conduits par Kosmos Energy et Trident Energy sur les champs Okume et Ceiba.

Le soutien aux opérateurs internationaux survient dans un contexte de baisse constante des volumes d'extraction bruts. Les chiffres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole révèlent un repli de la production nationale à 44 000 barils par jour en juin 2026, contre plus de 50 000 barils par jour en début d'année, en raison de la maturation des gisements et du manque de nouveaux investissements d'exploration. Pour un pays dont les recettes dépendent à plus de 70 % des ventes de brut et de gaz, la modernisation des télécommunications offshore vise à préserver le rendement des champs existants et à préparer l'exploitation de nouvelles ressources transfrontalières, à l'instar du gisement gazier Yoyo-Yolanda partagé avec le Cameroun, dont les réserves sont estimées à 2,5 milliards de pieds cubes.


Asaba

bernardo2
bernardo carlos ndjomo
13 0

Commentaire(s) du post

Nous sommes ravis que vous souhaitiez laisser un commentaire sur notre site. Pour nous aider à maintenir un environnement respectueux et constructif, nous vous invitons à fournir votre nom, prénom et adresse e-mail. Cela permettra également de créer une communauté engagée et authentique. Nous apprécions votre contribution et nous avons hâte de lire votre commentaire. Merci d'avance!

Africa First Club

Inscrivez vous à notre Newsletter

© Africa First Club. All Rights Reserved. Design by Brice eyebe