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Guinée Equatoriale : Le gouvernement démissionne pour objectifs non atteints

Dernière mise à jours il y'a 8 heures

Réuni en session extraordinaire le 16 juin 2026 à Malabo, le conseil des Ministres dirigé par le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua a été contraint de présenter une démission collective immédiate.

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 L’arbitrage de la présidence de la République sanctionne l'incapacité opérationnelle de l'équipe gouvernementale, dont l'indicateur global de performance s'est arrêté à 10 % des objectifs fixés par la feuille de route budgétaire. La dissolution administrative emporte l'ensemble des 36 membres de l'exécutif démissionnaire, moins de deux ans après le limogeage de l'équipe précédente pour des motifs identiques de sous-performance et de carence dans la gestion des deniers publics.

Le désaveu des autorités de Malabo intervient au cœur d'une conjoncture macroéconomique récessive liée à l'épuisement rapide des gisements de brut. L'économie nationale subit un choc de recettes brutal, matérialisé par une contraction des revenus pétroliers de 20 % au cours de l'année 2024, suivie d'un nouveau repli de 16,8 % durant la période 2025. Le recul de l'activité extractive a entraîné une réduction du Produit intérieur brut (PIB) évaluée à 6 %. Le profil de technocrate de l'ancien directeur général de la Banque nationale de Guinée équatoriale (BANGE), nommé à la primature en août 2024 pour insuffler de la rigueur comptable, n'a pas suffi à briser la résistance des réseaux bureaucratiques ni à accélérer les réformes structurelles.

Le basculement vers l'après-pétrole constitue désormais l'unique priorité de la présidence pour redresser les comptes de l'État. La future équipe ministérielle aura l'obligation d'accélérer l'implémentation des programmes sectoriels axés sur l'agriculture, la pêche industrielle et l'industrie manufacturière légère afin de diversifier l'assiette fiscale. La vice-présidence chargée de la défense et de la sécurité a d'ores et déjà annoncé un durcissement des critères de reddition des comptes pour les futurs titulaires de portefeuilles. L'assainissement de la gouvernance et l'éradication des lenteurs administratives s'imposent comme des conditions non négociables pour restaurer la crédibilité financière du pays auprès des bailleurs de fonds internationaux et stabiliser l'économie de la zone CEMAC.


Bernardo

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