Guinée équatoriale : L'activité économique enregistre un repli de 9,6 % au 4e trimestre 2025
Dernière mise à jours il y'a 3 heuresL’économie de la Guinée équatoriale traverse une zone de fortes turbulences. Selon les récents comptes nationaux publiés par l’Institut national de statistique (INEGE), la richesse nationale a enregistré un recul sévère au cours des trois derniers mois de l’exercice 2025. Ce retournement brutal, qui fait suite à une phase de croissance modeste un an plus tôt, découle principalement de la chute des performances du compartiment des hydrocarbures, pilier central de l'appareil productif du pays.
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Le tarissement de la manne pétrolière et gazière
La contraction du produit intérieur brut (PIB) pétrolier, évaluée à 22,2 %, reflète une baisse significative des volumes extraits. La production de brut a fondu de près d'un quart en un an, passant de 5,3 millions à seulement 4 millions de barils. Ce déclin touche également le gaz et les condensats, dont les flux accusent un repli de 19,3 %. Cette raréfaction de la matière première a mécaniquement grippé l’industrie du raffinage, où les volumes de gaz naturel liquéfié et de butane ont chuté de manière synchronisée, affectant l'ensemble de la branche secondaire nationale.
Une modification forcée de la configuration économique
L'essoufflement des activités extractives provoque un basculement inédit de la structure de la production. Le secteur primaire, qui pesait encore 23,1 % de l'économie fin 2024, ne représente plus que 17,1 % du total. À l'inverse, le secteur tertiaire englobant le commerce, les transports et les services assure désormais plus de 60 % de la création de valeur. Si ce changement semble indiquer une moindre dépendance statistique au pétrole, il révèle surtout l'ampleur du vide laissé par la crise industrielle, que les services peinent encore à compenser en termes de dynamisme réel.
Les limites de la diversification actuelle
Malgré ce tableau sombre, la part non-pétrolière du PIB affiche une résistance marginale avec une progression de 0,9 %. Le commerce de gros et de détail, ainsi que les services d'utilité publique, maintiennent une trajectoire positive. L'agriculture parvient également à s'extraire de la morosité ambiante avec une hausse de 2,6 %. Toutefois, ces poches de croissance demeurent trop fragiles pour absorber le choc pétrolier, d'autant que la demande intérieure reste chancelante, comme en témoigne la méforme persistante de l'hôtellerie. Pour Malabo, l'enjeu des prochains mois résidera dans sa capacité à attirer de nouveaux investissements pour stabiliser l'extraction tout en accélérant les réformes structurelles.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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