Gabon : BGFIBank s’accapare plus de 70 % des crédits
Dernière mise à jours il y'a 6 joursSelon le dernier rapport de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC) publié ce lundi 19 janvier 2026, BGFIBank Gabon a littéralement étouffé la concurrence au premier trimestre 2025 en captant 71,29 % des nouveaux crédits octroyés dans le pays.
Lire aussi : Crédit bancaire : La BICEC, leader au Cameroun au premier trimestre 2025
Cette ascension fulgurante, qui voit l'institution dirigée par Loukoumanou Waidi tripler sa part de marché en seulement douze mois, s'opère dans un contexte de recomposition brutale : alors qu'elle ne pesait que 23,43 % début 2024, la banque aux couleurs vert et blanc a profité du reflux de ses concurrents, à commencer par AFG Bank Gabon (ex-BICIG), pour s'imposer comme le guichet quasi exclusif de l'économie gabonaise.
Cette dynamique d'accaparement laisse peu de place aux autres acteurs de la place de Libreville. L'Union Gabonaise de Banques (UGB), bien que deuxième au classement, ne recueille que 7,32 % des nouveaux engagements, suivie de près par AFG Bank Gabon qui chute à 6,39 %. Pour les experts, cette hégémonie n'est pas un accident de parcours mais le résultat d'une montée en puissance méthodique : 50,66 % au troisième trimestre 2024, puis 64,30 % en fin d'année, avant d'atteindre ce pic historique. En concentrant l'essentiel de l'offre de crédit, BGFIBank devient le pivot central des grands chantiers de l'État et du secteur privé, une position de force qui renforce sa solidité mais soulève des interrogations légitimes sur la vitalité de la concurrence et l'équilibre de l'écosystème financier national.
À l'échelle de la zone CEMAC, le groupe maintient une présence contrastée mais souvent dominante. Si le Gabon est son sanctuaire, BGFIBank règne également sans partage en République centrafricaine avec 54,84 % des nouveaux crédits. Sur des marchés plus disputés comme le Cameroun ou le Congo, elle occupe respectivement les quatrième et troisième places, démontrant une résilience certaine malgré une concurrence plus agressive. Toutefois, l'hyper-concentration observée au Gabon en ce début d'année 2026 place les autorités monétaires face à un défi de surveillance inédit. Alors que le coût du crédit tend à se renchérir sous la pression des taux directeurs de la BEAC, la dépendance à un acteur unique pourrait devenir un point de vulnérabilité pour l'accès au financement si la structure du marché ne tend pas vers un rééquilibrage prochain.
Bernardo
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.