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Extrême-Nord Cameroun : L'économie asphyxiée par les incendies à répétition à kolofata

Dernière mise à jours il y'a 8 heures

Le lundi 2 mars 2026, un nouveau brasier a ravagé des installations, marquant le cinquième incident de ce type en l'espace de deux ans. Ces sinistres récurrents provoquent une onde de choc économique dévastatrice pour une population déjà en situation de fragilité extrême. Pour les 14 000 personnes affectées, le feu ne détruit pas seulement des abris de fortune ; il anéantit les rares actifs productifs, les stocks de semences et le petit bétail qui constituent le socle d'une économie de subsistance durement acquise.

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L'impact financier de telles catastrophes est immédiat et profond. Chaque incendie majeur engendre une perte sèche de capital pour les ménages, forçant les organisations humanitaires et l'État à réallouer des ressources d'urgence au détriment de projets de développement à long terme. La destruction des stocks alimentaires et des petits commerces de proximité au sein du camp exacerbe l'inflation locale et rompt les circuits d'échange avec les villages environnants. Le coût de la reconstruction, estimé à plusieurs dizaines de millions de francs CFA pour les infrastructures de base, pèse lourdement sur les budgets d'assistance, alors que la prise en charge des blessés à l'hôpital de Kolofata sollicite des services de santé déjà sous tension.


La répétition de ces drames souligne une précarité structurelle qu'il devient urgent d'adresser pour stabiliser la zone. L'érosion continue des capacités de résilience des réfugiés pourrait, à terme, favoriser un basculement vers une dépendance totale à l'aide extérieure ou encourager des mouvements de population incontrôlés vers les centres urbains. Pour le reste de l'exercice 2026, l'enjeu réside dans la mise en œuvre de mesures de prévention et d'aménagement plus robustes, capables de protéger les investissements humanitaires et de garantir un minimum de sécurité économique aux déplacés. La gestion des risques d'incendie n'est plus seulement une question de protection civile, mais un impératif de sauvegarde de la micro-économie régionale.


Bernardo

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