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Échanges commerciaux : Les importations de riz et de blé en baisse en 2025

Dernière mise à jours il y'a 1 heures

Les finances publiques camerounaises bénéficient d’une accalmie sur le front des échanges extérieurs. Selon les dernières statistiques publiées le 1er avril 2026 par l’Institut national de la statistique (INS), les sorties de capitaux dédiées à l’achat de céréales étrangères ont connu une contraction notable l’an passé.

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Le pays a mobilisé 466,9 milliards FCFA pour ses approvisionnements mondiaux, enregistrant une économie de près de 77 milliards FCFA comparativement à l’exercice précédent. Ce repli de 14,1 % des dépenses est principalement attribuable à une réduction des commandes de riz et de froment.

Le riz, qui mobilise historiquement une part importante des ressources en devises, a vu son coût d'acquisition fléchir pour atteindre 268,7 milliards FCFA. Une dynamique identique s’observe pour le blé et le méteil, dont la facture s’est repliée de 12,3 % pour s’établir à 187,8 milliards FCFA. Ces deux denrées représentent encore environ 9 % des dépenses totales du pays en importations, lesquelles s’élèvent globalement à 5 229 milliards FCFA. Pour sa part, le maïs occupe désormais une place minime dans les transactions internationales, signe d’une meilleure corrélation entre les récoltes locales et les besoins des transformateurs.

Les experts analysent les fondements de cette évolution. Si la volatilité des marchés boursiers mondiaux influe sur les prix, la mise en œuvre de la politique d’import-substitution semble produire des effets concrets. En 2025, l'augmentation des capacités de traitement à Ndop, grâce à la mise en service de nouvelles unités de blanchiment, a permis de valoriser la production nationale. En parallèle, le soutien financier accordé à la Semry et les interventions de l’Office céréalier pour sécuriser les stocks de maïs ont limité le recours systématique aux exportateurs lointains.

La feuille de route gouvernementale pour 2026 prévoit une enveloppe de près de 20 milliards FCFA afin de consolider ces progrès. L'objectif prioritaire est de générer un surplus de 30 000 tonnes de riz via des aménagements hydro-agricoles à Avangane. Malgré un besoin qui demeure supérieur à l’offre de plus de 500 000 tonnes chaque année, les autorités visent un seuil de récolte de 750 000 tonnes d'ici deux ans. Ce chantier industriel est déterminant pour limiter l'exposition du pays aux crises logistiques mondiales et garantir des prix stables pour les consommateurs.


BCN

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bernardo carlos ndjomo
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