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Crédit bancaire : L'Organisation africaine des consommateurs présente ses griefs

Dernière mise à jours il y'a 3 jours

Le système financier du continent traverse une crise de confiance profonde avec ses usagers. L’Organisation africaine des consommateurs (OAC) a dévoilé les conclusions d'une vaste étude panafricaine sur la perception des prestations bancaires. Menée auprès de plus de 10 000 consommateurs répartis dans 23 pays, cette enquête, présentée par le Dr Emmanuel Sogadji, dresse un constat sévère sur les conditions d'accès aux financements et l'opacité des pratiques institutionnelles.

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Le principal point de friction identifié par le rapport concerne la tarification des ressources. Selon l'étude, 71 % des consommateurs estiment que les taux d’intérêt pratiqués par les banques ne sont pas compétitifs. Cette perception est doublée d'une insatisfaction marquée vis-à-vis des modalités de recouvrement, jugées trop contraignantes par 58 % des sondés. Dans un environnement économique où l'inclusion financière est pourtant érigée en priorité étatique, le coût élevé du crédit demeure un rempart infranchissable pour une part importante de la population, particulièrement en Afrique de l'Ouest.

Au-delà des coûts, c’est le déficit de transparence qui fragilise le lien entre les établissements de crédit et leurs clients. Plus de la moitié des répondants (54,1 %) dénoncent un manque de lisibilité sur les taux appliqués, tandis que près de 60 % jugent les informations sur les échéances de remboursement largement insuffisantes. Ce flou entretenu sur les clauses contractuelles nourrit un sentiment de vulnérabilité chez les emprunteurs, dont près d'un tiers se déclare ouvertement insatisfait des processus d'octroi de fonds.

Si la qualité de l’accueil physique au sein des agences semble s’améliorer, ces progrès de forme ne sauraient masquer les lacunes de fond. Pour l'OAC, ces résultats doivent servir d'électrochoc aux régulateurs nationaux et régionaux. L'organisation plaide pour des réformes structurelles axées sur une régulation plus stricte, une transparence accrue des grilles tarifaires et un renforcement de l’éducation financière des populations. Pour restaurer la confiance, les institutions financières devront impérativement aligner leurs offres sur les capacités réelles de remboursement des usagers, tout en simplifiant radicalement l'accès à l'information contractuelle.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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