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CEMAC : 3,8 % du PIB captés en investissements directs étrangers

Dernière mise à jours il y'a 6 heures

Au cours de l'année 2022, la sous-région a capté un volume global de 6 milliards de dollars d'Investissements Directs Étrangers (IDE), ce qui représente 13,3 % de l'ensemble des flux financiers orientés vers le continent africain. Au cœur de cette dynamique, la zone CEMAC s'illustre avec des flux nets d'investissements équivalant à 3,8 % de son produit intérieur brut (PIB). Cette performance macroéconomique surpasse les résultats enregistrés par l'UEMOA (3,0 % du PIB) ainsi que la moyenne globale de l'Afrique subsaharienne, qui culmine à 1,5 %

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Cette répartition géographique des capitaux demeure toutefois concentrée sur les économies pétrolières et gazières comme l'Angola, la Guinée équatoriale et le Gabon. Pour le Cameroun, locomotive économique de la zone pesant pour plus de 40 % du PIB de la communauté, le bilan reste en deçà du potentiel national. Un rapport du Comité national économique et financier (CNEF) du Cameroun, publié le 4 avril 2026 et dédié à l’alimentation du climat des affaires et à l'attractivité des IDE, analyse en détail ces trajectoires. Le document rappelle notamment qu'avec environ 964 millions de dollars captés en 2021, la contribution des investissements extérieurs se limitait à près de 3 % du PIB camerounais.


L'analyse des flux révèle une profonde mutation des partenaires financiers du pays. Si les acteurs traditionnels de l'Union européenne, principalement la France et l'Allemagne, restent actifs dans l'extraction minière et pétrolière, la Chine s'est imposée comme le premier contributeur de la nation. Les entreprises chinoises représentent environ 70 % des investissements étrangers globaux au Cameroun, une présence matérialisée par la construction d'infrastructures structurantes telles que le barrage de Memve'ele ou le complexe industriel de Kribi.


Pour améliorer son attractivité face à des modèles continentaux comme le Rwanda ou le Maroc, le gouvernement camerounais multiplie les réformes structurelles. Le dialogue public-privé entamé via le Cameroon Business Forum a permis de faire grimper le ratio des IDE de 1 % à 2 % du PIB sur la dernière décennie. De plus, la loi de finances de 2021 a introduit des incitations fiscales concrètes, à l'instar de la réduction de l'acompte d'impôt sur le revenu pour les sociétés s'introduisant sur la bourse régionale. L'étude du CNEF d'avril 2026 insiste cependant sur la nécessité d'intensifier la dématérialisation des services publics et de fluidifier les procédures judiciaires pour libérer pleinement le potentiel de croissance de la sous-région.


Ndjomo Carlos

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