Alerte santé : Le Cameroun ordonne le retrait immédiat des laits infantiles Danone
Dernière mise à jours il y'a 3 heuresLe principe de précaution vient de s'imposer avec fermeté dans les rayons de la nutrition périnatale au Cameroun. Par une directive officielle publiée le 18 mars 2026, le ministère de la Santé publique a exigé l'éviction sans délai des produits du groupe agroalimentaire français Danone du marché national. Cette mesure de sauvegarde, qui frappe de plein fouet les réseaux de distribution, fait suite à une alerte sanitaire transfrontalière signalant une suspicion de contamination par le céréulide, une toxine pathogène liée à la bactérie Bacillus cereus, dans certaines cargaisons de la gamme Nursie.
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La suspension, qui s'étend par extension aux références Blédilait jusqu'à l'obtention de garanties d'innocuité formelles, intervient après une montée en pression de la société civile. La Fondation camerounaise des consommateurs (Focaco) multipliait en effet les interpellations depuis février dernier, relayant des témoignages préoccupants de parents faisant état de complications gastriques sévères chez des nourrissons. En s'alignant sur les protocoles de vigilance de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), les autorités camerounaises rompent une période d'observation pour privilégier la sécurité des populations les plus vulnérables.
Pour le leader mondial de la nutrition infantile, cet arbitrage de Yaoundé s'inscrit dans une crise de confiance de dimension planétaire. Depuis le 25 février 2026, le groupe a amorcé des retraits massifs sur ses marchés pivots en Europe et en Asie, invoquant une mise à jour des standards de sécurité. En Afrique, le Cameroun emboîte le pas au Bénin, confirmant la fragilité des chaînes d'approvisionnement internationales face aux risques bactériologiques. Si Danone avance une « évolution des préconisations réglementaires » pour justifier ces rappels en série, l'impact sur son image de marque dans la sous-région s'annonce durable.
Au-delà de l'interdiction de vente, le gouvernement a annoncé le déploiement d'investigations techniques pour évaluer la conformité des lots déjà présents sur le territoire. Les opérateurs économiques sont désormais tenus de geler leurs inventaires sous peine de sanctions administratives lourdes, tandis qu'un dispositif de signalement (via le numéro vert 1510) a été activé pour recenser d'éventuels nouveaux cas. Cette crise remet en lumière l'impératif de souveraineté sanitaire et pose la question de la dépendance du marché local aux importations massives de substituts lactés, dont la traçabilité demeure un défi permanent pour les régulateurs.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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