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Afrique : La BAD table sur une croissance à 4,2 % pour 2026

Dernière mise à jours il y'a 3 heures

Les économies du continent africain font preuve de résilience face à la dégradation de la conjoncture internationale, même si les turbulences géopolitiques au Moyen-Orient pèsent sur les chaînes d’approvisionnement et la stabilité des prix. Les projections macroéconomiques présentées le 26 mai 2026 par la Banque africaine de développement (BAD), lors de ses assemblées annuelles augurent d'une expansion globale de 4,2 % pour l'année en cours, avant un redressement attendu à 4,4 % l'année suivante.

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 L'institution panafricaine insiste sur la nécessité de consolider l'assiette fiscale et de rationaliser les finances publiques pour prémunir les budgets nationaux contre la volatilité des marchés mondiaux de l'énergie et des engrais.

La trajectoire de croissance révèle des dynamiques fortement différenciées entre les grands blocs économiques régionaux. L'Afrique de l'Est conserve son rôle de locomotive malgré un fléchissement de ses performances, qui passent de 6,6 % l'an dernier à 5,9 % pour l'exercice en cours sous l’effet de la hausse des coûts logistiques. La façade ouest du continent se stabilise à 4,7 %, portée par la solidité de ses filières agricoles et extractives, tandis que l'Afrique du Nord retombe à 4 % en raison du renchérissement de sa facture énergétique et du recul des flux touristiques. En zone CEMAC et dans le reste de l'Afrique centrale, la valorisation des matières premières, notamment les hydrocarbures, maintient le rythme à 3,8 %. À l'inverse, l'Afrique australe ferme la marche avec un taux de progression bridé à 2,1 %.

La maîtrise des équilibres intérieurs demeure le principal chantier des banques centrales et des ministères des Finances. La tension sur les prix à la consommation donne des signes d'apaisement, l'inflation moyenne continentale étant projetée à 10,4 % contre 13,7 % lors de la période précédente, au moment où le déficit budgétaire agrégé se contracte légèrement pour s'établir à 4,8 % du produit intérieur brut (PIB). Pour pallier la baisse structurelle de l'aide publique au développement et sécuriser les transactions de la diaspora, les autorités monétaires préconisent un durcissement des politiques de change et l'abandon des subventions indifférenciées aux carburants. L'accélération des échanges dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) apparaît ainsi comme le levier prioritaire pour stimuler la transformation industrielle et autonomiser le système financier africain vis-à-vis des bailleurs de fonds internationaux.


Ndjomo Carlos

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