Afrique centrale : La BAD projette une accélération du PIB à 3,8% en 2026
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresLes projections révisées par la Banque Africaine de Développement (BAD) pour l'exercice 2026 anticipent une progression du produit intérieur brut (PIB) régional de 3,8 %, contre 3,6 % l'année précédente, avant une accélération projetée à 4,1 % en 2027.
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Cette trajectoire ascendante cache cependant des disparités structurelles majeures entre les États membres, l'économie de la sous-région restant fortement corrélée aux fluctuations des marchés pétroliers mondiaux et souffrant d'un déficit chronique de diversification industrielle.
Les performances nationales illustrent une forte fragmentation des moteurs de croissance au sein de la zone. La République démocratique du Congo maintient son statut de locomotive minière continentale, tandis que le Cameroun, première puissance de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), affiche une prévision d'expansion de 4 %, en dépit de déséquilibres persistants sur ses comptes publics et extérieurs. À l'opposé, la Guinée équatoriale s'enfonce dans la déflation en raison du tarissement de ses réserves d'hydrocarbures, l'institution financière tablant sur une récession de -1,7 % en 2026 et de -1,4 % pour l'année suivante. À l'échelle globale du continent, la dynamique globale fléchit légèrement pour s'établir à 4,2 %, subissant les contraintes du resserrement du crédit international et des perturbations logistiques mondiales.
Pour optimiser cette résilience sectorielle, les analystes préconisent une réorientation stratégique de l'épargne institutionnelle vers le financement des structures productives. Le potentiel d'optimisation fiscale et d'efficacité des investissements publics est estimé à 1 430 milliards de dollars par an à l'échelle africaine. Actuellement, les caisses de retraite, les compagnies d'assurance et les fonds souverains du continent gèrent une masse critique d'actifs évaluée à 4 000 milliards de dollars, mais moins de 2,7 % de cette manne financière sont injectés dans le développement des infrastructures logistiques. La captation de ces ressources domestiques apparaît indispensable pour prémunir les économies locales contre les chocs exogènes majeurs, notamment la volatilité des intrants agricoles et l'instabilité géopolitique au Moyen-Orient.
BCN
Floyd Miles
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